
Il arrive qu’une difficulté sexuelle s’installe presque sans bruit. Le désir est moins présent, une érection devient incertaine, le corps se contracte ou le plaisir paraît plus difficile à atteindre. Au début, on pense que cela passera. Puis la question revient lors du rapport suivant.
Et bientôt, on ne vit plus vraiment le moment. On se demande si le corps va répondre, si la douleur va revenir, si l’autre va être déçu. Une partie de l’attention reste en alerte et ce qui devrait être spontané devient parfois une épreuve.
La sexualité touche à l’intime, à l’image de soi et à la relation avec l’autre. Lorsqu’une difficulté apparaît, elle est rarement facile à expliquer et encore moins à évoquer. À l’Institut d’Hypnose Palois, nous proposons un accompagnement en sexothérapie et par l’hypnose à Pau, ainsi qu’en visioconférence, dans un cadre respectueux et confidentiel.
Quand une difficulté sexuelle commence à prendre trop de place
Il n’est pas nécessaire de correspondre à une norme précise pour avoir une sexualité satisfaisante. Le désir, les pratiques et les attentes varient d’une personne à l’autre. Ils évoluent aussi avec l’âge, la santé, les périodes de vie et les relations.
Une consultation devient utile lorsque la situation fait souffrir, limite la vie intime ou crée des tensions répétées. Cela peut concerner une baisse de libido, des troubles de l’érection, une éjaculation précoce, un vaginisme, des douleurs pendant les rapports ou une difficulté à atteindre l’orgasme.
Certaines personnes consultent surtout pour une anxiété de performance. D’autres se sentent mal à l’aise avec leur corps, la nudité ou le regard de leur partenaire. Il arrive aussi qu’une expérience passée continue à influencer la sexualité actuelle.
Ces difficultés ne disent rien de la valeur d’une personne, de sa masculinité, de sa féminité ou des sentiments qu’elle éprouve pour son ou sa partenaire. Elles signalent simplement que quelque chose mérite d’être compris et accompagné.
Une difficulté sexuelle n’a pas toujours une seule cause
Le désir et la réponse sexuelle dépendent de nombreux éléments. La fatigue, le stress, les changements hormonaux, l’état de santé, certains médicaments ou une période de conflit peuvent intervenir. La pression que l’on se met joue également un rôle important.
Prenons l’exemple d’une difficulté d’érection. Un premier incident peut être lié à la fatigue ou à une préoccupation passagère. Mais au rapport suivant, la personne se demande déjà si cela va recommencer. Son attention quitte alors les sensations pour surveiller le fonctionnement de son corps.
On retrouve parfois un mécanisme comparable dans l’éjaculation précoce, les difficultés orgasmiques ou certaines douleurs. L’anticipation modifie la respiration, augmente les tensions et rend plus difficile l’abandon nécessaire au plaisir.
Il serait cependant réducteur de tout expliquer par le stress ou par un « blocage inconscient ». Un trouble sexuel persistant mérite parfois un avis médical, notamment lorsqu’il apparaît soudainement, s’accompagne de douleurs ou pourrait être lié à un traitement, à une maladie ou à une modification hormonale.
La sexothérapie et l’hypnose trouvent alors leur place en complément du suivi médical.
Que fait-on en sexothérapie ?
La première séance est d’abord un temps pour comprendre ce que vous vivez. Depuis quand la difficulté est-elle présente ? Se produit-elle dans toutes les situations ? Qu’avez-vous déjà essayé ? Et surtout, que se passe-t-il dans votre esprit et dans votre corps lorsqu’elle apparaît ?
Nous parlons également de ce que cette difficulté a changé dans votre vie. Elle peut affecter la confiance en soi, la relation avec le ou la partenaire, l’envie d’initier un rapport ou la manière de vivre la proximité.
Il ne s’agit pas de rechercher systématiquement une cause cachée dans le passé. Un événement ancien peut avoir son importance, bien sûr. Mais nous observons aussi ce qui se passe aujourd’hui : les anticipations, les habitudes, les réactions corporelles, la communication et la pression associée à la sexualité.
La personne n’a pas à raconter des éléments qu’elle ne souhaite pas aborder. Il n’y a ni nudité, ni contact physique, ni exercice imposé pendant la consultation.
Quelle place pour l’hypnose dans l’accompagnement des troubles sexuels ?
L’hypnose est un travail de l’attention et de l’expérience intérieure. La personne reste consciente, présente et libre d’interrompre l’exercice à tout moment.
Dans le cadre d’une difficulté sexuelle, nous travaillons notamment sur la façon dont elle anticipe un rapport, surveille son corps ou réagit à certaines sensations. Elle apprend à déplacer son attention, à diminuer la tension et à retrouver une relation moins contrôlée avec ce qu’elle ressent.
Le travail peut également concerner l’image de soi, une croyance devenue pesante, une expérience qui reste très présente ou la difficulté à se sentir suffisamment en sécurité dans l’intimité.
L’hypnose n’actionne pas mécaniquement le désir, l’érection ou l’orgasme. Elle offre un cadre pour explorer autrement les sensations et les réactions qui se sont installées autour de la sexualité.
Selon la situation, nous nous appuyons également sur la sexothérapie, les thérapies brèves, certains outils de la PNL ou le RITMO®, une technique apparentée à l’EMDR.
Baisse du désir et difficulté à atteindre l’orgasme
Le désir n’est pas constant. Il évolue avec la fatigue, l’âge, les hormones, la santé, la relation et les événements de vie. Une baisse passagère n’a donc rien d’exceptionnel.
La difficulté apparaît lorsque cette absence de désir dure, fait souffrir ou crée un décalage important dans le couple. Certaines personnes disent ne plus penser à la sexualité. D’autres ressentent encore de l’envie, mais jamais au moment où elles pensent qu’elles « devraient » en avoir.
La même pression peut entourer l’orgasme. La personne surveille ses sensations, s’inquiète de prendre trop de temps ou craint de décevoir son partenaire. Le plaisir devient alors un résultat à obtenir, ce qui l’éloigne encore un peu.
Nous cherchons à comprendre ce qui interrompt ou freine l’expérience : la fatigue, l’image du corps, le manque de sécurité, certaines habitudes, les attentes ou la relation. Le travail aide à redonner une place aux sensations, à la curiosité et à ce qui permet réellement de se sentir à l’aise.
Il ne s’agit pas de fabriquer artificiellement du désir ni de faire de l’orgasme une obligation supplémentaire.
Troubles de l’érection, éjaculation précoce et anxiété de performance
Une difficulté d’érection (parfois encore appelée « impuissance ») ne signifie pas nécessairement une absence de désir. Elle peut survenir alors même que l’attirance est bien présente.
Après un premier incident, la peur de l’échec suffit parfois à installer un cercle difficile. Plus l’homme vérifie si l’érection est là, plus il s’éloigne de ce qu’il ressent. La sexualité devient un test dont il attend le résultat.
L’éjaculation précoce est elle aussi souvent vécue avec honte. Certains hommes tentent de se distraire, de ne plus ressentir ou de contrôler chaque sensation. Ces efforts augmentent parfois la tension au lieu de la réduire.
Lorsqu’une cause médicale a été recherchée, la sexothérapie et l’hypnose permettent de travailler sur l’anticipation, la peur du jugement et l’attention excessive portée à la performance. La personne apprend à mieux reconnaître la progression de son excitation et à retrouver une présence plus souple aux sensations.
La confiance ne revient pas simplement en se répétant que tout va bien se passer. Elle se reconstruit à travers une autre manière de vivre l’intimité, moins centrée sur la réussite du rapport et davantage attentive à la relation.
Vaginisme et douleurs pendant les rapports
Dans le vaginisme, les muscles entourant le vagin se contractent involontairement. La pénétration devient difficile, douloureuse ou parfois impossible. Cette réaction ne relève pas d’un refus conscient et la personne ne peut pas simplement décider de « se détendre ».
La peur de la douleur entretient souvent une forte anticipation. Le corps se prépare à se protéger avant même le contact, ce qui augmente les tensions et confirme la crainte du rapport suivant.
L’hypnose permet de travailler sur le sentiment de sécurité, la respiration, la perception des sensations et la possibilité de retrouver une relation plus progressive avec son corps. Le rythme est adapté à la personne et aucune confrontation n’est imposée.
Les douleurs pendant les rapports doivent toutefois être évaluées médicalement. Une prise en charge coordonnée avec un médecin, une sage-femme, un gynécologue ou un kinésithérapeute spécialisé est parfois nécessaire. La sexothérapie vient alors compléter ce travail.
Une difficulté personnelle qui touche parfois le couple
Une difficulté sexuelle ne signifie pas forcément que le couple va mal. Pourtant, lorsqu’elle dure, elle peut modifier la communication. L’un craint d’être rejeté ; l’autre a peur de mettre la pression. Chacun évite le sujet pour protéger la relation et le silence finit par créer de la distance.
Lors du premier échange, nous précisons si la demande concerne principalement votre vécu personnel, la relation ou les deux. Certaines questions se travaillent dans un cadre individuel. D’autres demandent de réfléchir à la manière dont les partenaires communiquent leurs envies, leurs limites et leurs inquiétudes.
Il ne s’agit pas de déterminer qui a tort ou raison, mais de comprendre ce qui s’est installé et ce dont chacun aurait besoin pour retrouver une intimité plus sereine.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Il n’existe pas de nombre valable pour tout le monde.
Une difficulté récente, principalement liée à une anxiété de performance, n’appelle pas le même accompagnement qu’une douleur ancienne, une expérience traumatique ou une problématique qui affecte la relation depuis plusieurs années.
Nous faisons régulièrement le point sur les changements observés et sur ce qui reste difficile. Si l’accompagnement doit être associé à un suivi médical, psychologique ou corporel spécialisé, nous en parlons avec la personne.
Être accompagné par une femme ou un homme
Parler de sexualité demande de se sentir suffisamment à l’aise avec la personne que l’on rencontre. À l’Institut d’Hypnose Palois, vous pouvez choisir d’être accompagné par Sandrine Hansen ou Dominik Hansen, selon votre préférence.
Vous restez libre de ce que vous souhaitez évoquer et de la manière dont vous voulez avancer.
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Questions fréquentes sur la sexothérapie et l’hypnose
Dois-je raconter toute ma vie sexuelle lors de la première séance ?
Non. Nous posons les questions nécessaires pour comprendre votre demande, mais vous choisissez ce que vous souhaitez partager. Certains éléments peuvent être abordés progressivement.
Comment se vit l’hypnose pendant la séance ?
L’hypnose est une expérience active, qui se construit avec le praticien. L’attention se modifie et l’expérience peut devenir profonde, tandis qu’une partie de vous continue à entendre, à comprendre et à réagir à ce qui se passe. Vous conservez votre discernement et nous avançons dans le cadre défini ensemble.
Est-ce que l’hypnose remplace une consultation médicale ?
Non. Des troubles de l’érection, des douleurs, une baisse importante du désir ou une modification soudaine de la réponse sexuelle peuvent nécessiter un bilan médical. L’hypnose et la sexothérapie interviennent en complément lorsque des facteurs émotionnels, relationnels ou comportementaux participent à la difficulté.
Les séances peuvent-elles avoir lieu en visioconférence ?
Oui. De nombreux aspects de la sexothérapie et du travail hypnotique peuvent être abordés à distance lorsque ce format vous convient et permet de préserver votre confidentialité.
Consulter en sexothérapie à Pau ou à distance
La première séance permet de parler de votre difficulté sans devoir immédiatement tout expliquer ni tout résoudre. Nous prenons le temps de comprendre ce qui se passe et de déterminer avec vous une manière de travailler adaptée.
Les consultations ont lieu à l’Institut d’Hypnose Palois, à Pau, ou en visioconférence.
Tarif : 70 € pour une séance d’une heure.
Institut d’Hypnose Palois
Sandrine et Dominik Hansen
17 rue d’Étigny, 64000 Pau
07 82 11 22 85
Nous contacter ou demander un rendez-vous
Signataires de la charte éthique du Syndicat National des Hypnothérapeutes, nous nous engageons à respecter la confidentialité des consultations ainsi que les principes éthiques de notre profession.
La sexothérapie et l’accompagnement par l’hypnose ne remplacent pas un diagnostic ni une prise en charge médicale ou psychologique lorsque ceux-ci sont nécessaires.

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