
Toute la journée, la personne a fait attention. Puis elle rentre chez elle, fatiguée, ouvre un placard et commence à manger sans avoir réellement décidé de le faire. Sur le moment, cela apaise quelque chose. Ensuite viennent la déception et la promesse de mieux se contrôler le lendemain.
D’autres personnes mangent raisonnablement pendant les repas, mais grignotent dès qu’elles s’ennuient ou se sentent tendues. Certaines connaissent parfaitement les principes d’une alimentation équilibrée. Le problème n’est pas de savoir ce qu’il faudrait faire. C’est de réussir à le faire lorsque l’envie devient plus forte que l’intention.
C’est dans cet espace entre ce que l’on veut consciemment et ce que l’on fait presque automatiquement que l’hypnose pour maigrir trouve son intérêt.
À l’Institut d’Hypnose Palois, nous utilisons l’hypnose pour accompagner les personnes qui souhaitent perdre du poids en travaillant sur leurs habitudes alimentaires, le grignotage, les envies de sucre ou l’alimentation liée aux émotions.
Est-ce que l’hypnose fait réellement maigrir ?
L’hypnose ne fait pas perdre du poids directement. Elle ne modifie pas le métabolisme et ne remplace ni l’alimentation, ni l’activité physique, ni un suivi médical lorsqu’il est nécessaire.
Elle permet de travailler sur certains comportements qui participent à la prise de poids ou rendent les changements difficiles à maintenir : manger sans faim, continuer au-delà du rassasiement, chercher systématiquement un aliment dans les moments de tension ou abandonner après un écart.
Cette distinction est importante. Une séance ne fait pas disparaître des kilos. En revanche, lorsque la personne mange différemment, retrouve une meilleure perception de ses sensations et installe de nouvelles habitudes, son poids peut évoluer progressivement.
Des travaux scientifiques suggèrent que l’hypnose peut être intéressante en complément d’un accompagnement comportemental et nutritionnel. Une étude menée auprès de personnes souffrant d’obésité a notamment observé une réduction de la désinhibition alimentaire après un programme intégrant l’hypnose. Les résultats restent variables et ne permettent pas de promettre une perte de poids déterminée.
Consulter l’étude sur l’hypnose et la désinhibition alimentaire
Pourquoi mange-t-on alors que l’on n’a pas faim ?
Nous ne mangeons pas uniquement pour répondre à un besoin physique.
Un aliment peut apporter un plaisir rapide après une journée difficile, combler un moment de vide, marquer une pause ou accompagner une soirée devant un écran. Certaines habitudes sont liées à des horaires, à des lieux ou à des situations si familières qu’elles se déclenchent presque sans réflexion.
Le grignotage peut ainsi devenir une réponse immédiate à :
- la fatigue ;
- l’ennui ;
- le stress ou l’anxiété ;
- la solitude ;
- la frustration ;
- le besoin de récompense ;
- certaines habitudes familiales ou professionnelles.
Cela ne signifie pas que chaque envie de manger cache une blessure profonde. Il arrive qu’une habitude soit simplement devenue très bien entraînée. À force d’associer le canapé à un paquet de biscuits ou la fin de journée à un aliment particulier, l’envie finit par apparaître dès que le contexte se présente.
Nous cherchons donc à comprendre ce qui déclenche réellement le comportement, plutôt que de donner les mêmes suggestions à tout le monde.
Le cycle des régimes et de la culpabilité
Beaucoup de personnes qui consultent ont déjà essayé plusieurs régimes. Elles ont parfois perdu du poids, puis en ont repris. Après chaque tentative, elles se sentent un peu moins confiantes dans leur capacité à changer.
La restriction peut aussi rendre certains aliments encore plus présents dans l’esprit. On décide de ne plus jamais manger de chocolat, de pain ou de fromage. On tient quelque temps, puis un écart survient. La personne pense avoir « tout gâché » et mange davantage avant de recommencer un nouveau régime le lundi suivant.
Ce fonctionnement en tout ou rien entretient la culpabilité. Un aliment devient interdit, puis irrésistible. Un écart ponctuel est vécu comme un échec complet.
L’accompagnement ne consiste pas à ajouter une nouvelle série d’interdictions. Nous travaillons plutôt sur la capacité à sortir de ces automatismes et à retrouver des décisions moins rigides. Manger un aliment apprécié ne devrait pas obliger à abandonner tout ce qui avait été engagé.
Comment l’hypnose agit-elle sur les habitudes alimentaires ?
Pendant une séance d’hypnose, l’attention se modifie et devient plus absorbée. Cela permet d’explorer autrement une envie, une habitude ou une situation qui déclenche généralement le comportement alimentaire.
Nous pouvons, par exemple, reprendre mentalement la fin d’une journée habituelle. La personne observe le moment où l’envie apparaît : est-ce une sensation dans le corps, une image de l’aliment, une pensée ou un mouvement presque automatique vers la cuisine ?
Ce ralentissement permet de repérer des étapes qui passent habituellement inaperçues. Il devient alors possible d’introduire une autre réponse : attendre quelques instants, vérifier la présence de la faim, choisir consciemment ce que l’on veut manger ou répondre autrement à la tension du moment.
Le travail porte aussi sur la manière dont la personne imagine le changement. Certaines se représentent uniquement les privations qu’elles devront supporter. D’autres pensent déjà aux efforts qu’elles finiront par abandonner. En hypnose, nous pouvons construire une perception plus concrète et plus réaliste de nouvelles habitudes dans la vie quotidienne.
L’objectif n’est pas de placer la nourriture sous un contrôle permanent. Il est de redonner à la personne davantage de choix au moment où un automatisme prenait jusque-là toute la place.
Retrouver les sensations de faim et de satiété
Après des années de régimes, de repas pris rapidement ou de grignotages répétés, certaines personnes ne savent plus très bien reconnaître leur faim. Elles attendent d’être affamées, mangent vite, puis perçoivent le rassasiement lorsque l’inconfort est déjà présent.
L’hypnose offre un moyen d’affiner l’attention portée aux sensations corporelles. Comment la faim commence-t-elle ? À quel moment le plaisir de manger diminue-t-il ? Comment le corps signale-t-il qu’il a reçu suffisamment ?
Il ne s’agit pas de suggérer que quelques bouchées doivent suffire ni de fabriquer une satiété artificielle. Nous aidons la personne à remarquer plus tôt des informations qui existaient déjà, mais auxquelles elle ne prêtait plus beaucoup d’attention.
La Haute Autorité de santé recommande elle aussi de tenir compte des signaux internes de faim, de rassasiement et de satiété dans l’accompagnement du surpoids et de l’obésité.
Lire les recommandations de la Haute Autorité de santé
Grignotage, envies de sucre et alimentation émotionnelle
Une envie de manger ne se présente pas toujours comme une décision claire. Elle peut prendre la forme d’une image insistante, d’un goût anticipé ou de la sensation qu’il manque quelque chose tant que l’aliment n’a pas été consommé.
Chercher à chasser cette envie de toutes ses forces lui donne parfois encore plus de place.
En hypnose, nous pouvons travailler sur la façon dont l’envie se construit, sur les images qui l’accompagnent et sur la réponse émotionnelle apportée par l’aliment. La personne apprend à observer cette impulsion sans devoir immédiatement lui obéir.
Lorsque la nourriture sert surtout à calmer une émotion, la question devient aussi : de quoi aurait-elle besoin à ce moment-là ? Une pause, du repos, une manière d’apaiser la tension, un échange avec quelqu’un ou simplement le droit de reconnaître qu’elle traverse une journée difficile ?
L’aliment apporte une réponse rapide. Le travail consiste à élargir progressivement les réponses disponibles, sans culpabiliser la personne pour celle qu’elle utilisait jusque-là.
Que travaille-t-on pendant les séances ?
Le premier rendez-vous permet de comprendre votre histoire avec le poids et l’alimentation. Nous ne partons pas du principe que vous manquez de volonté.
Nous examinons notamment :
- les moments où vous mangez sans faim ;
- les aliments ou les situations qui déclenchent une envie forte ;
- les régimes déjà essayés et la manière dont vous les avez vécus ;
- votre perception de la faim et du rassasiement ;
- les émotions associées au grignotage ;
- votre rythme de vie, votre sommeil et votre niveau de stress ;
- ce que vous souhaitez réellement changer.
Le travail hypnotique est ensuite adapté à ce qui apparaît. Une personne qui grignote le soir par automatisme n’a pas besoin de la même séance qu’une personne qui mange en réponse à une anxiété importante ou qui alterne restriction et perte de contrôle.
Nous pouvons également proposer des exercices simples d’auto-hypnose à utiliser entre les rendez-vous. Ils permettent de prolonger le travail au moment où les habitudes se présentent dans la vie réelle.
Faut-il suivre un régime en parallèle ?
Nous ne prescrivons pas de régime ni de programme alimentaire. Ce domaine relève du médecin, du diététicien ou du nutritionniste.
L’hypnose peut accompagner les changements conseillés par ces professionnels et aider la personne à les intégrer dans son quotidien. Elle peut également intervenir lorsqu’une personne sait globalement comment elle souhaiterait manger, mais se heurte toujours aux mêmes automatismes.
La perte de poids ne dépend pas uniquement de la volonté ou des quantités consommées. Des facteurs médicaux, hormonaux, médicamenteux, psychologiques et sociaux peuvent intervenir. Un bilan médical est donc recommandé en cas de prise de poids importante, inexpliquée ou associée à d’autres symptômes.
Hypnose, boulimie et hyperphagie : une distinction importante
Le grignotage émotionnel ne doit pas être confondu avec un trouble du comportement alimentaire.
La boulimie, l’hyperphagie boulimique et l’anorexie sont des troubles qui nécessitent une évaluation et une prise en charge médicale et psychologique spécialisée. L’Assurance Maladie recommande une approche pluridisciplinaire associant, selon la situation, suivi médical, psychologique, psychiatrique et nutritionnel.
En savoir plus sur la prise en charge de la boulimie et de l’hyperphagie
L’hypnose peut éventuellement être intégrée comme outil complémentaire lorsque le cadre de soins le permet, mais elle ne constitue pas à elle seule le traitement d’un trouble du comportement alimentaire.
Si vous connaissez des crises pendant lesquelles vous mangez une quantité importante avec une impression de perdre le contrôle, si vous vous faites vomir ou si votre alimentation devient extrêmement restrictive, il est important d’en parler d’abord à un professionnel de santé.
Qu’en est-il de l’anneau gastrique virtuel ?
Certaines personnes recherchent spécifiquement l’anneau gastrique virtuel par hypnose. Il s’agit d’une métaphore hypnotique : aucune modification physique de l’estomac n’est évidemment réalisée.
Cette représentation peut aider certaines personnes à changer leur perception des portions ou à porter davantage attention au rassasiement. Elle ne constitue cependant pas une intervention médicale et ne garantit pas une perte de poids.
Nous ne faisons pas de cette technique une réponse systématique. Une métaphore fonctionne lorsqu’elle a du sens pour la personne et s’intègre à un travail plus large sur ses habitudes. Pour quelqu’un d’autre, une approche très différente sera plus pertinente.
Combien de séances d’hypnose faut-il pour perdre du poids ?
Il n’existe pas de nombre valable pour tout le monde.
Une habitude précise et récente peut évoluer assez rapidement. Une relation à l’alimentation construite au fil de nombreux régimes, associée au stress ou à une image du corps très dégradée, demande souvent un travail plus progressif.
Le poids lui-même évolue à son propre rythme. Nous évaluons donc aussi d’autres changements : la diminution des grignotages, une meilleure perception de la faim, moins de culpabilité après avoir mangé ou la capacité à conserver ses nouvelles habitudes dans les périodes difficiles.
Le premier rendez-vous permet de préciser ce que vous souhaitez changer et de déterminer comment l’hypnose peut s’intégrer à votre démarche.
Questions fréquentes sur l’hypnose et la perte de poids
Vais-je perdre du poids dès la première séance ?
Une première séance peut modifier la perception d’une envie ou donner un nouvel élan, mais il n’est pas possible de prévoir une perte de poids précise. Celle-ci dépend des changements effectivement installés dans la vie quotidienne et de nombreux facteurs individuels.
L’hypnose supprime-t-elle l’appétit ?
Le but n’est pas de supprimer l’appétit, qui est une fonction normale et nécessaire. Nous travaillons plutôt sur la distinction entre la faim physique, l’envie de manger et les prises alimentaires devenues automatiques.
Est-ce que je vais être dégoûté de certains aliments ?
Nous ne cherchons pas à créer systématiquement du dégoût. Une alimentation durable ne devrait pas reposer sur la peur des aliments. Le travail vise davantage à retrouver du choix et à modifier la place prise par certaines envies.
Comment se vit une séance d’hypnose ?
L’hypnose est une expérience active, construite avec le praticien. L’attention se modifie et peut devenir très absorbée, tandis qu’une partie de vous continue à entendre, comprendre et réagir à ce qui se passe. Les suggestions sont adaptées à votre situation et au travail défini ensemble.
Les séances sont-elles possibles en visioconférence ?
Oui. L’accompagnement des habitudes alimentaires et le travail hypnotique peuvent être réalisés à distance lorsque vous disposez d’un endroit suffisamment calme et confidentiel.
Consulter pour perdre du poids avec l’hypnose à Pau
La première séance permet de faire le point sur votre rapport à l’alimentation, les changements déjà tentés et les situations dans lesquelles vos intentions deviennent difficiles à maintenir.
Les consultations ont lieu à l’Institut d’Hypnose Palois, à Pau, ou en visioconférence.
Tarif : 70 € pour une séance d’une heure.
Institut d’Hypnose Palois
Sandrine et Dominik Hansen
17 rue d’Étigny, 64000 Pau
07 82 11 22 85
institutdhypnose@gmail.com
Nous contacter ou demander un rendez-vous
Signataires de la charte éthique du Syndicat National des Hypnothérapeutes, nous nous engageons à respecter la confidentialité des consultations ainsi que les principes éthiques de notre profession.

L’accompagnement par l’hypnose ne remplace pas un diagnostic, un suivi médical, nutritionnel ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.