« L’éducation telle qu’elle devrait être » selon Emile COUÉ

    hypnose pour enfants

    Je voulais partager avec vous ces quelques idées sur « l’éducation des enfants telle qu’elle devrait être », émises par Emile COUÉ. Ce dernier, conscient du pouvoir de l’autosuggestion, était un véritable précurseur en son temps. Et selon moi, nombre de ses propositions demeurent à ce jour pertinentes et utiles pour aider nos enfants à grandir en bonne santé physique et morale.

    Faites le tri, mais soyez conscient de l’immense influences de nos attitudes et suggestions sur l’avenir de nos enfants. Et ayez en tête que « la suggestion appuyée sur la foi est une force formidable ! »

    « Que doivent donc faire les parents et les maîtres pour éviter de provoquer de mauvaises autosuggestions et en provoquer de bonnes chez les enfants ? Être toujours avec eux d’humeur égale, leur parler d’un ton doux, mais cependant ferme. On les amène ainsi à obéir sans même qu’ils aient la tentation de résister.

    Surtout, surtout qu’on évite de les brutaliser, car on risque de déterminer chez eux l’autosuggestion de crainte, accompagnée de haine.

    Eviter aussi avec soin de dire devant eux du mal de personnes quelconques, comme cela se fait souvent dans les salons où, sans en avoir l’air, on déchire à belles dents une bonne amie absente. Finalement ils suivraient cet exemple funeste et pourraient quelquefois déterminer plus tard de véritables catastrophes.

    Éveiller en eux le désir de connaître les choses de la nature et chercher à les intéresser en leur donnant très clairement toutes les explications possibles en employant un ton enjoué et de bonne humeur. Par conséquent répondre à leurs questions avec complaisance, au lieu de les repousser en leur disant : « Tu m’ennuies, laisse-moi tranquille, on t’expliquera plus tard. »

    Sous aucun prétexte, ne jamais dire à une enfant : « Tu n’es qu’un paresseux, un propre à rien, etc. », parce que cela crée chez lui les défauts qu’on lui reproche.

    Si un enfant est paresseux et ne fait que de mauvais devoirs, on devra lui dire un jour, alors même que cela n’est pas vrai : « Ah ! aujourd’hui tu as mieux fait que d’habitude, c’est bien, mon petit. » L’enfant flatté de cet éloge auquel il n’est pas habitué, travaillera certainement mieux la fois suivante et peu à peu, grâce à des encouragements donnés avec discernement, il arrivera à devenir réellement travailleur.

    Eviter à tout prix de parler de maladies devant les enfants, ce qui pourrait en déterminer. Leur apprendre au contraire que la santé est l’état normal de l’homme et que la maladie est anomalie, une espèce de déchéance que l’on évitera en vivant d’une façon sobre et réglée.

    Ne pas créer de défauts chez eux, en leur apprenant à craindre ceci ou cela, le froid, le chaud, la pluie, le vent, etc., l’homme étant fait pour supporter tout cela impunément, sans en souffrir et dans se plaindre.

    Ne pas rendre l’enfant craintif en lui parlant de Croquemitaine (sic) et de loups-garous, car la peur contractée dans l’enfance risque de persister plus tard.

    Donc ceux qui n’élèvent pas eux-mêmes leurs enfants doivent bien choisir les personnes auxquelles ils les confient. Il ne suffit pas que celles-ci aiment les enfants, il faut encore qu’elles aient les qualités que l’on désire que les enfants possèdent.

    Éveiller en eux l’amour du travail et de l’étude, en les rendant faciles, en leur expliquant, comme je l’ai dit plus haut, les choses clairement et aussi d’une façon plaisante, en introduisant dans les explications quelque anecdote amusante qui fait désirer à l’enfant les leçons suivantes.

    Leur inculquer surtout que le travail est indispensable à l’homme, que celui qui ne travaille pas d’une façon quelconque est inutile, que son travail procure à celui qui l’accomplit une satisfaction saine et profonde, tandis que l’oisiveté, tant rêvé par les uns, crée l’ennui, la neurasthénie, le dégoût de la vie, et conduit à la débauche et même au crime celui qui ne possède pas les moyens de satisfaire les passions qu’il s’est créées par l’oisiveté.

    Enseigner aux enfants à être toujours polis et aimables vis-à-vis de tous et plus particulièrement envers ceux que le hasard de la naissance a placées dans une classe inférieure à la leur, à respecter la vieillesse et à ne pas se moquer des défauts physiques ou moraux qui sont souvent la conséquence de l’âge.

    Leur apprendre que l’on doit aimer tout le monde, sans distinction de position sociale, qu’on doit toujours (être) prêt à secourir celui qui est dans le besoin et à ne pas craindre de dépenser son temps et son argent pour lui ; que l’on doit en un mot songer plus aux autres qu’à soi-même ; enfin qu’en agissant ainsi on éprouve, sans le chercher, une satisfaction intime que l’égoïste cherche toujours sans jamais trouver.

    Développer chez eux la confiance en eux-mêmes, leur apprendre qu’avant de faire une chose, on doit la soumettre au contrôle de la raison, en évitant d’agir d’une façon impulsive, et que, après l’avoir raisonnée, on doit prendre une décision sur laquelle on ne revient plus, à moins que l’on n’ait la preuve qu’on s’est trompé.

    Leur apprendre surtout que chacun doit partir dans la vie avec l’idée bien précise, bien arrêtée qu’il arrivera et que, sous l’influence de cette idée, il arrivera fatalement, non pas qu’il doive tranquillement attendre les événements, mais parce que, poussé par cette idée, il fera ce qu’il faut pour cela ; il saura profiter des occasions ou même de l’unique occasion qui passera près de lui, cette occasion n’eut-elle qu’un seul cheveu ; tandis que celui qui doute de lui-même, c’est le Constant Guignard, à qui rien ne réussit, parce qu’il fait tout ce qu’il fait pour ne pas réussir. Celui-ci pourra nager dans un océan d’occasions pourvues de chevelure absaloniennes, il ne trouvera pas le moyen d’en saisir une seule, et il déterminera souvent les événements qui le feront échouer, alors que celui qui a en lui-même l’idée du succès fera naître quelquefois d’une façon inconsciente ce qui détermine le succès.

    Mais surtout que les parents et les maîtres prêchent d’exemple. L’enfant est extrêmement suggestible. Tout ce qu’il voit faire, il le fait : donc les parents sont tenus de ne donner que de bons exemples aux enfants. »

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