Hypnose : faut-il garder le contrôle ? Et si je m’endors ?
« Est-ce que je vais garder le contrôle ? » C’est sans doute la question qu’on nous pose le plus au téléphone. Juste après vient : « Et si je m’endors ? » Sur la plupart des sites, la réponse est toujours la même : vous ne dormez pas, vous gardez le contrôle. C’est rassurant… mais ce n’est pas tout à fait exact, et ce n’est pas forcément ce qui aide le plus.
Ce qui est vrai : rien ne se fait contre votre volonté
Commençons par l’essentiel. En hypnothérapie, personne ne vous fera faire quelque chose que vous ne voulez pas. Vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux ou arrêter la séance à tout moment. L’image de l’hypnotiseur qui « prend le pouvoir » vient de l’hypnose de spectacle, très différente de ce qui se passe en cabinet.
Et si j’ai l’impression d’avoir dormi ?
C’est fréquent, et c’est plutôt bon signe. Certaines personnes restent très présentes et entendent tout. D’autres se sentent partir loin, comme dans un demi-sommeil, et se souviennent à peine de la fin de la séance. Les deux fonctionnent.
Milton Erickson, le psychiatre qui a renouvelé l’hypnose thérapeutique, utilisait d’ailleurs volontiers la relaxation et l’idée du sommeil. Endormir un peu le mental conscient, celui qui analyse, vérifie et commente tout, laisse de la place à d’autres parties de la personne pour faire leur travail.
La planche à 60 mètres de haut
Erickson aimait prendre cet exemple. Posez une planche par terre : tout le monde marche dessus sans y penser. Placez la même planche à 60 mètres de haut, entre deux immeubles : plus personne n’y arrive. La planche n’a pas changé. Ce qui a changé, c’est que le mental s’en mêle, surveille chaque pas, imagine la chute… et c’est justement ce contrôle qui fait trébucher.
Beaucoup de difficultés fonctionnent comme ça. Plus on essaie de s’endormir, moins le sommeil vient. Plus on surveille son cœur, plus l’angoisse monte. Plus on lutte contre une envie, plus elle prend de place.
On consulte souvent parce qu’on contrôle trop
C’est un paradoxe que nous voyons tous les jours. Les personnes viennent nous voir parce qu’une partie de leur vie leur échappe : une peur, une envie de fumer, des crises d’angoisse, des nuits blanches. Et très souvent, ce qui entretient le problème, c’est l’effort permanent pour le contrôler.
En séance, vous n’avez donc rien à surveiller ni à réussir. Le cadre est sécurisant, nous sommes là, et vous pouvez enfin lâcher un peu. C’est souvent ce petit lâcher-prise, vécu en sécurité, qui permet ensuite de retrouver de la liberté dans la vie de tous les jours.
Si vous avez peur de « ne pas y arriver »
Rassurez-vous : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre l’hypnose. Si vous avez besoin de garder un œil ouvert, au sens propre comme au figuré, on fait avec. Si une approche ne vous convient pas, on en change. Et si vous avez d’autres questions, notre FAQ répond aux plus fréquentes.
Envie d’en parler ? Sandrine et Dominik Hansen vous reçoivent au cabinet, 17 rue d’Étigny à Pau, ou en visio, où que vous soyez. Un premier échange au téléphone permet de voir si l’hypnose est adaptée à votre demande.