RITMO® à Pau : une méthode proche de l’EMDR pour les traumatismes et le stress post-traumatique

L’événement est terminé. Pourtant, le corps et l’esprit continuent parfois à réagir comme si le danger était encore présent.

Une image revient sans prévenir. Certains lieux sont évités. Le sommeil devient plus difficile ou le corps sursaute au moindre bruit. Chez d’autres personnes, tout semble aller relativement bien jusqu’au moment où un mot, une odeur ou un geste réveille brusquement une émotion très forte.

Il arrive aussi qu’aucun souvenir précis ne revienne. La personne remarque seulement une peur, une tension ou un automatisme qu’elle ne parvient pas à interrompre. Elle comprend que la situation actuelle n’est pas réellement dangereuse, mais sa réaction semble partir avant même qu’elle ait eu le temps d’y réfléchir.

À l’Institut d’Hypnose Palois, nous proposons des séances de RITMO® à Pau, une méthode proche de l’EMDR utilisée pour travailler sur certaines réactions liées aux traumatismes, au stress post-traumatique et aux émotions devenues envahissantes.

Quand un traumatisme continue à produire des effets

Après une expérience difficile, les réactions s’apaisent généralement avec le temps. On n’oublie pas ce qui s’est passé, mais on peut y repenser sans retrouver toute la peur, la colère ou la détresse du moment.

Parfois, cet apaisement ne se produit pas complètement. L’expérience continue à se manifester dans le présent :

  • des images ou des souvenirs reviennent de manière intrusive ;
  • certaines situations provoquent une peur très forte ;
  • le corps reste tendu ou constamment en alerte ;
  • la personne évite des lieux, des activités ou des conversations ;
  • des cauchemars perturbent le sommeil ;
  • une sensation de honte, de culpabilité ou d’impuissance persiste ;
  • une réaction automatique se déclenche face à certains gestes, bruits ou comportements.

Ces manifestations peuvent apparaître après un accident, une agression, des violences, une séparation, un deuil, un événement médical difficile ou toute autre situation vécue comme traumatisante.

Elles ne signifient pas nécessairement qu’un trouble de stress post-traumatique est constitué. Ce diagnostic relève d’un professionnel habilité. Mais elles montrent que l’événement continue à produire des effets dans la vie actuelle et mérite parfois d’être accompagné.

Qu’est-ce que le RITMO® ?

Le RITMO®, ou Retraitement de l’Information Traumatique par les Mouvements Oculaires, a été créé en 2006 par Lili Ruggieri. Formée à l’EMDR et praticienne en hypnose, elle a développé cette méthode en associant les stimulations bilatérales à des éléments issus de l’hypnose thérapeutique.

Découvrir le RITMO® sur le site de sa créatrice, Lili Ruggieri

Au cours d’une séance, la personne porte son attention sur certains aspects de son expérience tandis que le praticien introduit alternativement une stimulation à droite puis à gauche. Il peut s’agir de mouvements suivis avec les yeux, de sons alternés ou de tapotements sur les mains ou les genoux.

Ces séquences sont brèves et entrecoupées de pauses. Une image peut devenir moins nette, une sensation se déplacer, une émotion perdre de son intensité ou une compréhension différente de l’événement apparaître.

Le but n’est pas d’effacer le souvenir. Ce qui s’est passé appartient à l’histoire de la personne. Le travail porte sur la façon dont cette histoire continue à se réactiver aujourd’hui et sur la possibilité de retrouver davantage de sécurité dans le présent.

Quelle différence entre le RITMO® et l’EMDR ?

Le RITMO® est proche de l’EMDR, mais les deux approches ne sont pas identiques.

L’EMDR, ou Eye Movement Desensitization and Reprocessing, est une psychothérapie structurée développée par Francine Shapiro. Elle fait partie des interventions recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé pour accompagner les adultes souffrant d’un trouble de stress post-traumatique.

Consulter les recommandations de l’OMS sur l’EMDR et le stress post-traumatique

Le RITMO® reprend le principe des stimulations bilatérales et l’associe à des outils provenant de l’hypnose et des thérapies brèves. Nous pratiquons le RITMO®, méthode apparentée à l’EMDR, et non le protocole EMDR dans son ensemble.

Les études scientifiques consacrées à l’EMDR ne permettent donc pas d’attribuer automatiquement les mêmes résultats au RITMO®. Cette distinction n’enlève rien à l’intérêt de l’outil dans notre pratique. Elle permet simplement de le présenter clairement, sans confondre deux méthodes différentes.

Émotions fortes, souvenirs et réactions automatiques

Une personne peut savoir qu’elle est en sécurité tout en ressentant une peur intense. Elle peut comprendre qu’elle n’est pas responsable d’un événement et continuer à éprouver de la culpabilité. Elle peut aussi avoir le sentiment d’avoir tourné la page, alors que son corps réagit toujours dans certaines situations.

Le raisonnement seul ne suffit pas toujours, parce que la réaction ne passe pas uniquement par les mots. Elle s’exprime aussi dans les images, les sensations et les automatismes corporels.

Pendant une séance de RITMO®, nous travaillons à remettre du mouvement là où l’expérience semble être restée figée. La personne observe ce qui évolue lorsqu’elle repense à l’événement tout en restant en lien avec le présent.

Quelquefois, l’image paraît plus éloignée. Une sensation oppressante diminue. Une nouvelle compréhension apparaît ou la personne porte un regard différent sur ce qu’elle a vécu.

Le changement est parfois plus discret. Le souvenir semble identique pendant la séance, mais déclenche moins de réactions dans les jours suivants. C’est alors dans la vie quotidienne que l’évolution devient perceptible : un lieu redevient accessible, une situation est moins redoutée ou une émotion traverse la personne sans l’envahir de la même manière.

Comment se déroule une séance de RITMO® à Pau ?

Nous commençons par parler de ce qui vous amène. Qu’est-ce qui revient aujourd’hui ? Dans quelles circonstances ? Sous la forme d’une image, d’une émotion, d’une sensation ou d’un comportement automatique ? Qu’aimeriez-vous pouvoir vivre différemment ?

Nous vérifions ensuite si le moment est approprié pour travailler directement sur l’expérience. Lorsqu’une personne est facilement débordée ou que son histoire comporte plusieurs événements traumatiques, une phase de préparation est parfois nécessaire. Elle permet d’apprendre à revenir au présent et à retrouver un état suffisamment stable.

Pendant le travail, il n’est pas toujours nécessaire de raconter l’événement dans tous ses détails. Une image, une sensation ou quelques mots peuvent constituer un point de départ suffisant.

Les stimulations bilatérales sont proposées par séquences. Entre chacune d’elles, nous observons les images, les pensées, les émotions ou les sensations qui apparaissent. La séance se construit à partir de ces réponses plutôt qu’en suivant mécaniquement une succession d’étapes.

Le travail peut prendre une direction inattendue. Un souvenir en rappelle un autre, une émotion se transforme ou un détail jusque-là secondaire prend une nouvelle importance. Le praticien accompagne ce mouvement et ajuste la séance à ce qui se passe réellement.

Une attention particulière est portée à la fin du rendez-vous afin que la personne puisse repartir dans un état suffisamment stable, même lorsque le travail demande à être poursuivi lors d’une séance ultérieure.

Faut-il revivre le traumatisme ?

Travailler sur une expérience douloureuse ne signifie pas devoir la revivre avec la même intensité.

Une émotion peut naturellement se présenter pendant la séance, mais nous ne cherchons pas à provoquer une détresse maximale. Une personne submergée ne travaille pas nécessairement mieux. Elle risque surtout de ne plus avoir assez de recul pour observer ce qui se passe.

La distance peut être ajustée. Il est possible d’évoquer une scène de manière plus floue, de travailler à partir d’une sensation ou de s’intéresser d’abord aux ressources nécessaires pour se sentir plus stable.

L’expérience reste active et collaborative. L’attention peut devenir très absorbée, comme dans d’autres formes d’hypnose, tandis qu’une partie de la personne continue à entendre, comprendre et réagir à ce qui se passe.

Pour quelles difficultés le RITMO® est-il utilisé ?

Le RITMO® trouve principalement sa place lorsqu’une réaction actuelle semble reliée à une expérience douloureuse identifiable :

  • accident ou agression ;
  • violences physiques, psychologiques ou sexuelles ;
  • deuil ou séparation difficile ;
  • événement médical ou soin vécu comme traumatisant ;
  • peur apparue après une expérience précise ;
  • images intrusives ou souvenirs envahissants ;
  • hypervigilance et réactions de sursaut ;
  • évitements liés à un événement passé ;
  • émotions très fortes déclenchées par certaines situations.

Nous pouvons aussi intégrer le RITMO® à l’accompagnement de certaines phobies lorsqu’un événement précis a participé à leur apparition. Une peur de conduire installée après un accident n’appelle pas le même travail qu’une peur ancienne dont la personne ne retrouve pas l’origine.

En savoir plus sur l’accompagnement des phobies par l’hypnose à Pau

Dans le cadre de la sexothérapie, le RITMO® peut être envisagé lorsqu’une expérience passée continue à provoquer une peur, une tension ou une réaction de protection dans l’intimité.

Découvrir notre accompagnement en sexothérapie et par l’hypnose à Pau

Il ne s’agit pas pour autant de supposer que toute phobie, toute difficulté sexuelle ou toute réaction anxieuse cache un traumatisme. Le RITMO® est un outil parmi d’autres. Nous le choisissons à partir de l’histoire de la personne et de ce qu’elle vit actuellement.

Un événement unique ou une histoire plus complexe

Un événement ponctuel et clairement identifié ne se travaille pas de la même manière qu’une succession de violences, de négligences ou de situations insécurisantes vécues pendant plusieurs années.

Lorsque les expériences sont nombreuses ou anciennes, commencer immédiatement par les souvenirs les plus difficiles n’est pas toujours souhaitable. Il faut parfois consolider d’abord la stabilité actuelle, les ressources et la capacité à ne pas être submergé.

Certaines situations nécessitent un suivi par un médecin, un psychiatre ou un psychologue spécialisé dans le psychotraumatisme. C’est notamment le cas lorsque la personne connaît une grande instabilité psychique, des épisodes dissociatifs importants, des idées suicidaires ou les manifestations d’un trouble de stress post-traumatique complexe.

Dans ces situations, notre intervention ne remplace pas une prise en charge spécialisée. Le RITMO® peut éventuellement s’intégrer à un accompagnement plus large lorsque le cadre le permet.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Il n’existe pas de nombre de séances valable pour toutes les situations.

Un événement unique chez une personne disposant aujourd’hui d’une vie relativement stable peut parfois évoluer assez rapidement. Une histoire marquée par plusieurs traumatismes demande généralement davantage de préparation.

Nous observons au fil des séances ce qui change réellement : l’intensité des émotions, la fréquence des images, les réactions corporelles, les évitements ou les situations que la personne recommence à envisager.

Nous ne cherchons pas à faire entrer chaque difficulté dans un protocole. Le RITMO® est proposé lorsqu’il paraît adapté et nous faisons régulièrement le point sur ce qu’il apporte.

Questions fréquentes sur le RITMO®

Les mouvements oculaires sont-ils obligatoires ?

Non. Les stimulations bilatérales peuvent être visuelles, auditives ou tactiles. La modalité est choisie selon la situation et ce qui convient à la personne.

Le souvenir va-t-il disparaître ?

Le RITMO® ne cherche pas à effacer la mémoire d’un événement. Le souvenir reste accessible, mais l’émotion ou la réaction corporelle qui l’accompagne peut évoluer. La personne peut alors y repenser avec davantage de distance.

Comment se vit une séance de RITMO® ?

La personne porte son attention sur certains éléments de son expérience tout en restant en relation avec le praticien. L’attention se modifie et peut devenir très absorbée, mais la personne continue à percevoir ce qui se passe et à exprimer ses réactions. La séance avance à partir de ce qu’elle observe.

Le RITMO® convient-il à tous les traumatismes ?

Non, pas automatiquement. La nature de l’événement, l’état actuel de la personne, ses ressources et les éventuels troubles associés doivent être pris en compte. Le premier entretien permet de préciser la situation et de déterminer l’orientation la plus adaptée.

Peut-on pratiquer le RITMO® à distance ?

Certaines séances peuvent être envisagées en visioconférence. Cela dépend de la situation, de la stabilité de la personne et des conditions dans lesquelles elle pourra vivre la séance. Nous évaluons ce point lors du premier échange.

Consulter pour une séance de RITMO® à Pau

La première rencontre permet de comprendre ce qui vous amène et de vérifier si le RITMO® correspond à votre situation. Vous n’avez pas besoin de choisir vous-même la technique avant de prendre rendez-vous.

Les consultations ont lieu à l’Institut d’Hypnose Palois, à Pau, sur rendez-vous.

Tarif : 70 € pour une séance d’une heure.

Institut d’Hypnose Palois
Sandrine et Dominik Hansen
17 rue d’Étigny, 64000 Pau
07 82 11 22 85
institutdhypnose@gmail.com

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Signataires de la charte éthique du Syndicat National des Hypnothérapeutes, nous nous engageons à respecter la confidentialité des consultations ainsi que les principes éthiques de notre profession.

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Le RITMO® et l’accompagnement par l’hypnose ne remplacent pas un diagnostic ni une prise en charge médicale, psychiatrique ou psychologique lorsque ceux-ci sont nécessaires.